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1 séance mensuelle, de novembre
à juin, le mardi, de 14h30 à 17h
Ce séminaire propose d’explorer
les processus de construction (et déconstruction) des patrimoines
dans les pays du Sud et les représentations qui leur sont
associées. L’accent sera mis sur les savoirs et savoir-faire
locaux et sur les nouvelles formes de valorisation de ces patrimoines,
tant naturels que culturels.
Il s’agira d’étudier les jeux d’acteurs,
les recompositions sociales, les ré-organisations spatiales
et institutionnelles dans des contextes écologiques, politiques,
économiques et sociaux en mutation rapide ou sur la longue
durée. On discutera des effets des politiques publiques en
termes de conservation de la diversité biologique et culturelle
sur les dynamiques locales. La mise en scène des patrimoines
et l’instrumentalisation marchande ou politique du «
local » feront l’objet d’une analyse approfondie.
Une approche pluridisciplinaire, associant sciences humaines et
sociales et sciences de la nature, sera privilégiée
pour mieux comprendre les enjeux identitaires dans le cadre d’échanges
globalisés et dans des situations de conflits d’accès
et d’usage.
Ce nouveau séminaire fait suite à celui sur les ressources
naturelles (voir Archives)
Calendrier prévisionnel
- Mardi 09 décembre au MNHN – 14H30 à
17H00
Grand Amphithéâtre du laboratoire d’entomologie
» (à droite en entrant). Situé 45 rue Buffon
– Paris 5ème - Métro Gare d’Austerlitz.
- Aurélie CARMIENTRAND : Les enjeux
de la certification biologique et équitable du quinoa
(Chenopodium Quinoa Willd.) du consommateur au producteur
- Mardi 13 janvier 2009 –
14H30 à 17H00 (Grand
Amphithéâtre du laboratoire d’entomologie)
- Jean-Pierre Warnier : Le patrimoine, du
discours de Jean-Baptiste Mathieu (1793) aux biens inaliénables
de Annette Weiner
Résumé
Dans le paysage intellectuel contemporain, les réflexions
sur le patrimoine culturel peuvent s’inspirer de deux sources
tout à fait distinctes. D’un côté, il
y a l’histoire de la construction de la notion de patrimoine
culturel telle que la définit l’Unesco, et qui trouve
ses origines dans l’épisode révolutionnaire
français, l’héritage romantique, les discours
de Jean-Baptiste Mathieu et de l’Abbé Grégoire,
la fondation des dépôts lapidaires, Mérimée,
l’inventaire, Malraux, etc. Tout cela est en général
bien connu. D’un autre côté, et de manière
totalement indépendante, on trouve les analyses de Annette
Weiner sur la distinction, dans toutes les sociétés,
entre les biens inaliénables et les biens aliénables.
Cette distinction est calquée sur la distinction entre filiation
et alliance. Elle procède à une critique fondamentale
du structuralisme et du « tout circulationnel » et communicationnel
des années 1940 à 1990. Il y a une tension entre ces
deux notions, car si la notion de patrimoine de l’Unesco intègre
la notion d’inaliénabilité, elle est intimement
liée à des pratiques de « valorisation »
et donc de marchandisation qui contredisent l’inaliénabilité
ou plutôt la précipitent dans le paradoxe.
- Mardi 10 février 2009 (Salle Chevalier – Ilot
Poliveau)
- Mardi 10 mars 2009 (Salle Chevalier – Ilot Poliveau)
- Mardi 07 avril 2009 (Salle Chevalier – Ilot Poliveau)
- Mardi 12 mai 2009 (Salle Chevalier – Ilot Poliveau)
- Mardi 09 juin 2009 (Grand Amphithéâtre du laboratoire
d’entomologie)
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