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Les Khu tap thé (secteur résidentiel communautaire) et l'apparition du commerce, modification fonctionnelle individuelle et impact urbain.
Ref.: 134
Área temática:
02 Integridad funcional de los paisajes urbanos históricos
Fecha de recepción:
15/11/2008
AUTORES (* Autor principal)
CERISE, Emmanuel
*
-
Institut Parisien de Recherche Architecture Urbanistique Société (IPRAUS)
(Francia)
EVALUACIÓN FINAL DEL COMITÉ CIENTÍFICO:
Pendiente
ABSTRACT
À Hanoi, capitale du Vietnam, les Khu tap thé (KTT) ont été construit après l'indépendance du pays (1954) pour répondre à la forte
demande de logement. Ils ont bénéficié d'aides technique et conceptuelle venues des pays socialistes et le programme de construction
d'immeuble de logement participait à la mutation de Hanoi vers une société urbaine socialiste. Ainsi, ces nouveaux logements construits
dans des « unités de voisinages », inspirés des modèles soviétiques eux même issus d'une interprétation simplifiée et standardisée des
principes du Mouvement moderne, ont été le fer le lance de la transformation de Hanoi en une ville socialiste, capitale d'une société
industrialisée. Nombre des habitants de ces logements étaient d'origine rurale. On s'attendait à ce que le mode de vie des habitants de ces
nouveaux quartiers s'adapte à leur nouvelle situation urbaine et collectiviste, mais paradoxalement, leur évolution montre que dans les faits
ce sont les habitants qui ont adapté leur logement à leur mode de vie. Après les difficultés économiques du début des années 80, le
gouvernement vietnamien décide d'infléchir la politique vers une économie de marché. Dans le secteur de la construction et de la gestion
du parc immobilier, un protocole de coopération entre « l'Etat et le peuple » est inauguré en 1986 et ouvre un champ d'action beaucoup
plus vaste pour les habitants. En 1992, l'autorisation du commerce privé marque une nouvelle étape dans les transformations des
logements. Les appartements en rez-de-chaussée des barres de logements des KTT sont modifiés pour ouvrir des boutiques et des
services de proximité. L'espace domestique de ces appartements est de plus en plus réduit, laissant place aux activités économiques et
lucratives. De nombreuses extensions et constructions adventices permettent de démultiplier l'espace devenu rentable, source de revenus
et objet de spéculation. Ainsi, grâce aux micro-actions privées des habitants, la morphologie des KTT change et passe d'un quartier
exclusivement résidentiel, à un véritable fragment de ville, avec une plus grande mixité de population, d'activités, de fonctions... Etant par
définition une activité d'échange, le commerce demande une plus grande mobilité de la population, et de ce fait, intègre mieux le KTT dans
son voisinage urbain et dans la ville. Il n'est pas rare que les commerces dans les KTT se regroupent par corporation et donnent ainsi
une dominante commerciale dans une des rues du quartier. Par exemple, dans le KTT de Kim Lien, la majorité des boutiques propose des
vêtements neufs ou d'occasion et des accessoires de mode, une des rues du quartier est même surnommée la « rue de la mode ».
Nommer la rue par son activité commerciale n'est pas sans rappeler le quartier historique de Hanoi dit des 36 rues et corporations avec
ses rues de la soie, rue des changeurs, rue des caisses, rues des voiles, etc. Le KTT était une architecture de la rupture, réfutant
certaine conceptions et pratiques traditionnelles, au nom de la modernisation de la société. L'évolution de ces quartiers montre que les
habitants y ont crée des continuités culturelles, spatiales et formelles, entre autre en introduisant la fonction commerciale des les KTT.
BIBLIOGRAFÍA
CERISE Emmanuel, 2001, « La densification des quartiers de logement collectif », in : Hanoi, le cycle des métamorphoses, formes
architecturales et urbaines, sous la direction de Pierre Clément et Nathalie Lancret, Editions Recherche / IPRAUS, Paris, pp. 311-
322. Dang Thai Hoang, 1985, Kiên truc Hà Nôi thê ky 19-20 (l'architecture de Hanoi, 19ème et 20ème siècles), réédition de 1999, Nhà xuât
ban Hà Nôi (maison d'éditions de Hanoi), Hanoi, 119p. DECOSTER François et KLOUCHE Djamel, « Grands ensembles et densification,
adaptabilité du modèle moderne à Hanoi », in : Diagonal (Paris), n° 114, 1995, pp. 34-35. LANCRET Nathalie et CLEMENT Pierre (dir.),
2001, Hanoi, le cycle des métamorphoses, formes architecturales et urbaines, collection les Cahiers de l'IPRAUS, Editions Recherches-
IRPAUS, Paris, 351p. LOGAN William S., 2000, Hanoi, biography of a city, University of New South Wales Press, Sydney,
304p. PAPIN Philippe, 2001, Histoire de Hanoi, Editions Fayard, Paris, 404p. PARENTEAU René (dir.), 1997, Habitat et
environnement urbain au Viêt-nam, Hanoi et Hô Chi Minh-Ville, collection « hommes et sociétés », Editions Karthala, Paris, 334p.
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