Sauvegarde des sites et temples de vodoun dans le sud du Bénin, cas de la ville de Porto-Novo et de ses environs

Ref.: 127
Área temática: 02 Integridad funcional de los paisajes urbanos históricos
Fecha de recepción: 16/11/2008

AUTORES (* Autor principal)

GOUNOU, Colette * - Musée ethnographique Alexandre Sènou ADANDE (Benin)

EVALUACIÓN FINAL DEL COMITÉ CIENTÍFICO: Pendiente

ABSTRACT

Le tissu urbain de la ville de Porto-Novo comporte plusieurs aspects dont les paysages historiques. C'est une ville à trois noms - Xogbonou - Ajashè - Porto-Novo. L'histoire commence déjà à partir de ces noms. Le site de Xogbonou conserve de nos jours les temples vodoun tels que China, Gbèloko, Aizandjè, Dan, lègba, Zangbéto, les temples de nombre de vodoun, les sites royaux et les mares sacrées. En 1752, le Portugais Eucaryptus de Campos nomma cette ville Porto-Novo lors des voyages d'exploration. Les sculptures et les décorations des temples et des palais des rois représentant les animaux comme le lion, la panthère, l'éléphant sont des symboles de majesté, de puissance etc. A l'arrivée des familles des Agouda dont de Souza, da Matha, d'Oliveira, Pereira, do Santos, da Silva, Alves, etc, la ville s'est agrandie. Dans les communes environnantes tels que Missérété, Dangbo, Adjohoun, Hozin et dans les autres départements, les statues géantes représentant des personnages des temples Orisha ont été érigés en grandeur nature et constituent aujourd'hui des sites et monuments abandonnés dans les forêts sacrées. D'autres sont détruits, les matériaux étant la terre et les pigments naturelles. Par contre, de nos jours, des artistes béninois se consacrent à cet art, réalisant des sculptures en béton comme shango/ hêvioso, dieu du tonnerre comme un homme géant tenant la hache et le feu dans ses mains. Cela nous interpelle et nous amène à travailler pour la sauvegarde des oeuvres historiques des sites vodoun dans les départements du sud-Bénin. Ces paysages constituent effectivement des biens du patrimoine mondial et c'est une bonne initiative que l'UNESCO en fait un nouveau concept.

BIBLIOGRAFÍA

Pierre Verger, Orisha
Musée Albert Khan, Pour une reconnaissance africaine, Dahomey 1930
Personnes ressources : Tito et Giovani